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VALOGLOB > Projet VALOGLOB

Le projet VALOBLOB

Patrimoines, habitants et démocratie

Depuis la Seconde Guerre mondiale, les Etats européens ont mis en place un processus de dialogue entre les nations fondées sur la Déclaration universelle des droits de l'homme (1948, UN) et la Convention européenne des droits de l'homme. Ainsi, une pluralité de conventions internationales a été conçue, ratifiée et mise en œuvre dans le domaine du patrimoine culturel dans le but de renforcer la paix et l'amitié entre les nations. Mentionnons la Convention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé (1954, UNESCO) avec son Règlement d'exécution, son premier et second protocoles (1954 et 1999). Cet instrument juridique protège le patrimoine culturel en cas de conflit armé - il définit la notion de "patrimoine culturel" (art. 1) avec une attention particulière portée sur le patrimoine matériel, tels que les monuments et les objets. Les années 60 et les années 70 ont été propices aux discussions et production de textes juridiques définissant le "patrimoine culturel " d'un point de vue occidental (UNESCO, COE). Dans ce contexte, les "experts" étaient identifiés comme les seuls acteurs d'intervention concernant les mesures relatives à la protection, la conservation et la valorisation du patrimoine, excluant les populations, les communautés locales et la société civile .
La Convention-cadre sur la valeur du patrimoine culturel pour la société (2005, COE) dite Convention de Faro souligne les valeurs du patrimoine culturel pour la société. A l'ère de la mondialisation, le patrimoine culturel ne peut plus être un sujet partagé par les seuls "spécialistes", mais un dialogue en interaction permanente avec la société civile afin de construire une identité européenne commune fondée sur la diversité et l'unité. Ce point de vue interculturel met le "dialogue interculturel" au coeur de ce mécanisme politique et juridique afin que la diversité patrimoniale puisse être discutée, interprétée, appropriée et gérée par les citoyens européens. Comme tout instrument normatif, la Convention de Faro s'inscrit dans un protocole politique soutenu par les États membres: ratification, suivi et mise en oeuvre. En Janvier 2011, la Géorgie fut le 10e État membre à ratifier la Convention de Faro.

Par ailleurs, ce texte juridique doit faire sens auprès des habitants européens et favoriser ainsi, sa mise en oeuvre au niveau local (top-down):

  • Patrimoine au sens large;
  • Patrimoine et le patrimoine commun des communautés européennes;
  • Le droit au patrimoine culturel;
  • La contribution de patrimoine à la société ( social et économique );
  • Partage des responsabilités et la participation citoyenne;
  • Patrimoine dans une société de la connaissance;
  • Suivi et mise en oeuvre de la Convention;
  • Complémentarité avec les autres traités internationaux.

Dernière mise à jour de cette page : 7 mars 2014


Note d'évaluation des experts SHS

93.6 / 100 - session 2011: 2 529 demandes de financements IEF, 10% retenues

Supervision de la recherche

Blanca Vilà-Costa
Professeur des universités UAB
Chaire Jean Monnet ad personam
Expert Commission Européenne
DG Justice

Durée 24 mois

2013-2015

Information Cordis

Informations publiées - Commission Européenne
Information
 
http://www.uvsq.fr